La vie à Mangalatha village

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Je vous écris un article supplémentaire pour vous parler de l’agriculture et la vie dans le nord de l’Uttarakhand. Le premier document parle de la complémentarité du travail de l’homme et de l’animal pour tirer partie des ressources locales.

Aujourd’hui, j’écris un autre article sur la place centrale de l’agriculture dans la vie de Mangalatha. En arrivant à Binsar Valley River Camp, j’ai été déçu car nous sommes arrivés après les récoltes de riz. Les champs étaient alors vides de cultures. Cependant, la chance a fini par nous sourire car la population du village s’est affairée à l’implantation des céréales juste avant notre départ. J’ai alors cherché à côtoyer les agriculteurs locaux pour observer et apprendre leurs techniques. Voici le processus suite à la récolte du riz :

–          Labour sur 10-15 cm à l’aide de bœufs effectué par l’homme. La femme suit pour finir le travail du sol et pour casser les plus grosses mottes… à la masse !

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–          Ensuite, les femmes transportent le compost de la ferme aux champs dans des sacs posés sur la tête. Nous observons alors une multitude de monticules de compost dans les champs. Ce compost est un mélange de bouse de vache, de feuilles d’arbres et de pailles laissés au repos pendant quelques temps.

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–          C’est alors que la matière fertilisante est étalée sur la surface de la terre.

–          Par la suite, les femmes sèment la culture à la main par de grands gestes centripètes.

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–          Les hommes passent avec les bœufs et la charrue pour mélanger ensemble la terre, le compost et les semailles.

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–          Pour finir, ils reviennent avec un autre outil pour appuyer le sol travaillé. Pour se faire, ils utilisent une barre horizontale en bois trainée par les bœufs. Les hommes montent sur l’outil pour faire poids et ainsi améliorer l’efficience du travail.IMG_4961

Finalement, le processus de semailles est proche de celui des agriculteurs français. L’unique différence réside dans la technologie utilisée pour le faire.

Nous nous sommes aussi baladés dans les rues du village. Cela nous a permis d’aller à la rencontre des jardins et des gens du village. Ces jardins ont pour unique objectif la production de subsistance. On y trouve des légumes, condiments et épices que les habitants mangeront quotidiennement. Ils font de la polyculture au sein de la même terrasse. Par exemple, nous avons vu une terrasse de pommes de terre avec les plants de moutardes parsemés avec et des rangs d’oignons.

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Chaque famille possède une vache et/ou une ou deux chèvres pour produire du lait. Peu de personnes ont des bœufs ou des chevaux car ce sont des animaux qui ont des usages moins quotidiens. C’est ainsi que les propriétaires de bœufs les prêtent ou les louent pendant les périodes de semailles.

Quant aux surplus de production, ils sont vendus généralement dans les marchés locaux. Les villages de la région vivent en quelque sorte en interdépendance.

Cette zone ne possède que très peu de secteurs à rentrée d’argent. Les habitants locaux doivent donc se débrouiller par eux-mêmes avec des moyens limités. Ils ont accès aux produits du marché (ciment, sable, aliment en sachet plastique, produits phytosanitaires etc.) mais ils sont peu avertis sur les impacts de ce nouveau modèle de développement. Ainsi, la population paysanne se retrouve avec beaucoup de déchets plastiques, avec des problèmes de santé et ne gagnent pas plus d’argent malgré l’augmentation de la productivité.

Prochain articles à venir, d’ici là la bise.

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About terredinitiatives

Terre d’initiatives est une association fondée par des ingénieurs en agriculture. Elle a pour objet d’apporter un soutien technique et financier à des projets de voyage sur des thèmes de l’agriculture. Ces projets doivent donc être centrés sur la rencontre d’hommes et de femmes proposant de schémas de production et/ou de développement agricole innovants, originaux et plus globalement durables (sains, viables et équitables). Ces projets doivent être à l’initiative de jeunes diplômés ou de jeunes actifs issus d’écoles d’ingénieures en agriculture. Il est préférable qu’ils soient portés sur un voyage à l’Internationale et qu’il y ait des retombés locales (communication auprès de partenaires agricole français). Les membres du bureau sont : Joachim Duté (président) Lise Luczak (vice-présidente) Alexandre Vaillant (vice-président) Antoine Pineau (chargé de communication) Anaëlle Duté (trésorière)

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