Je vais vous raconter une petite histoire

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Cela s’est passé il y a déjà plus de trois semaines à Binsar Valley River Camp. Pour ceux qui me connaissent, vous vous direz en lisant cet article : Ah bin ça c’est du jojo tout craché, je le reconnais bien là, ça ne m’étonne qu’à moitié etc.

De bon matin, je me lève et vois un paysan en train de labourer avec deux bœufs. Je l’avais rencontré la veille avec sa femme et son enfant en train de travailler la terre de l’autre côté de la rivière. Tout curieux, j’ai traversé le cours d’eau pour aller à leurs rencontres. Bien entendu, ils ne parlent pas anglais, uniquement hindi. Nous arrivons tout de même à communiquer par les gestes, l’attitude, quelques mots. La femme de l’agriculteur est aussitôt venue vers moi pour me proposer de les prendre en photos. Ce fut chose faite.

Ensuite, elle me fait signe de ne pas rester planté là comme un ours devant un pot de miel, elle m’incita à essayer le labour. L’agriculteur me laissa volontiers les reines sur deux longueurs. Premier essai improductif, je n’étais pas du tout familier avec l’outil et avec la manière de le contrôler. Le second a été meilleur. Dans les deux cas, notre homme a dû reprendre mon travail ! Entre temps, j’avais mis l’appareil photo dans les mains de l’enfant. Il a pris une unique photo et elle est bonne.
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La traversée

Revenons au matin. Je vois donc le même agriculteur travaillant dans un champ voisin. Je propose à Lily d’aller à leurs rencontre et peut-être de réessayer le labour. Je prends l’appareil photo et nous allons vers la rivière pour la traverser. Je pense que vous voyez où je veux en venir maintenant.

Le pont en troncs d’arbres pour traverser la rivière est un peu plus haut. Souhaitant ne pas perdre de temps et l’ayant fait auparavant, je saute sur des grosses pierres pour traverser la rivière. C’est alors que j’ai résolue une équation : Eau + Rocher = Rocher glissant. Je me retrouve à l’eau en plein milieu de la rivière. Le volume d’eau et le courant ne sont pas importants mais suffisants pour déstabiliser un bonhomme, surtout sur un sol glissant. Lily aurait pû filmer ce moment mémorable me direz-vous !!! Sauf que c’est moi qui avait dans les mains un appareil qui vaut… cher. C’est là le hic de l’histoire.

Je maintiens l’appareil photo hors de l’eau malgré la chute, il y a quelques 50 cm de profondeur (hauteur du genou). Jusque-là tout va bien. Je me retourne pour me cramponner au rocher sur lequel j’étais. C’est alors que le courant m’emporte. Je prends une légère chute d’eau (50 cm de dénivelé) et me retrouve totalement immergé. Aie aie aie. Cette fois-ci, je suis trempé et l’appareil aussi !

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Je me relève, jure, et me dirige vers la berge non pas sans mal à cause du courant et d’une jambe gauche douloureuse. Première mission : sauver l’appareil, enlever la batterie et le mettre à sécher. Ensuite, je remarque que j’ai ma sacoche avec papier, cartes postales, carnet etc. Idem à sécher.

1.2      Passons directement aux résultats :

–          Après un jour et demi au soleil à sécher, l’appareil photo s’est vidé de l’eau et de la condensation. Plus de trace de buée lorsque je regarde dans l’objectif. Ensuite je remets la batterie et petit miracle, il fonctionne ! Ouf. J’avais imaginé le pire.

–          Pour le reste (papier, cartes, carnet etc.), j’ai aussi de la chance. Le passeport et la carte d’identité ont été mouillés mais pas imprégnés d‘eau. Les cartes ont tenu le choc. Par contre, j’ai maintenant un vrai carnet de voyageur : totalement délavé, abimé et gondolé.

En conclusion :

–          Garder l’appareil photo dans son sac de protection et le sortir uniquement pour prendre des photos.

–          Ne plus prendre de risques inutiles, même si c’était assez marrant de tomber à l’eau et de suivre le courant.

Je vous raconte cette histoire car elle finit bien, plus de peur que de mal. Mon intégrité physique n’a pas été mise en danger et mon matériel s’en est remis après beaucoup de tracas.

C’est ça la vie sans pont,

Biz les ami(e)s,

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Galerie Photographique

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About terredinitiatives

Terre d’initiatives est une association fondée par des ingénieurs en agriculture. Elle a pour objet d’apporter un soutien technique et financier à des projets de voyage sur des thèmes de l’agriculture. Ces projets doivent donc être centrés sur la rencontre d’hommes et de femmes proposant de schémas de production et/ou de développement agricole innovants, originaux et plus globalement durables (sains, viables et équitables). Ces projets doivent être à l’initiative de jeunes diplômés ou de jeunes actifs issus d’écoles d’ingénieures en agriculture. Il est préférable qu’ils soient portés sur un voyage à l’Internationale et qu’il y ait des retombés locales (communication auprès de partenaires agricole français). Les membres du bureau sont : Joachim Duté (président) Lise Luczak (vice-présidente) Alexandre Vaillant (vice-président) Antoine Pineau (chargé de communication) Anaëlle Duté (trésorière)

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