Arrivée Binsar Valley River Camp

Retour MENU

Nous sommes arrivés dimanche 6 octobre aux alentours de 15h. Il nous a fallu plus de 19 heures et cinq bus pour faire la route de Delhi à Almora (environ 500 km)!

A Delhi

Raju (notre hôte) nous avait pourtant indiqué trois bus locaux qui faisaient la route de Delhi à Binsar Valley River Camp. Seulement voilà, nous sommes allés à la gare de Delhi pour anticiper le départ et impossible de trouver des renseignements sur ces bus ! L’organisation et le fonctionnement de la gare respectent ce que nous avions rencontré auparavant à Delhi, à savoir : il n’y a rien de centralisé et d’autonome.  Nous avons donc à faire qu’à des personnes qui nous incitent à consommer un de leurs produits. Ils ne vous apportent que les offres où ils ont des intérêts.  Ils ne vous aideront pas plus. Etant novice dans ce type de fonctionnement, nous avons éprouvé beaucoup de difficultés à trouver ce dont nous avions besoin. Après quelques jours, nous sommes devenus plus  familiers avec l’organisation indienne. Une fois à la gare, impossible de trouver les bus locaux. Je pense que nous étions pourtant tout près. Il aurait fallu arriver à l’heure de départ des bus afin de voir directement avec les conducteurs. Toujours est-il que nous avons abandonné, épuisé, après deux heures de recherche, ayant toujours un ou deux rabatteurs derrière nous. Tant pis, nous savons qu’il y a des bus pour touristes à destination de Nanital (pas très loin d’Almora). Ces bus sont sûrement plus chers mais plus facile à trouver. En effet, il suffit de réserver un billet dans une agence de voyage. Samedi, nous avons passé la journée à faire nos petites emplettes. Nous avons commencé par prendre nos tickets pour Nanital. Ensuite, Lily a acheté des claquettes et un pantalon et moi un disque dur externe, un pantalon, un t-shirt à manche longue et j’ai mis des photos à développer. Nous avons tout fait dans la Main Bazaar Street (rue de l’hôtel) car on y trouve absolument tout pour des prix très attractifs pour peu qu’on sache négocier. Et oui, les prix ne sont pas affichés, à nous de les deviner ! Nous avons toujours eu l’impression de se faire plus ou moins avoir sur nos achats, tout en négociant suffisamment pour faire baisser le prix d’origine.IMG_4263 Après avoir fait nos affaires, nous nous dirigeons vers le lieu où nous prendrons le bus. Pas de chance, cet arrêt est situé à proximité d’une zone centrale de Delhi, touristique, avec des magasins (Connaugh place) et son lot de rabatteurs. Encore une fois, nous avons été une cible privilégiée (touristes avec leurs gros sacs à dos). Ce fut une sacrée épreuve pour trouver l’arrêt de bus. Les rabatteurs s’organisent entre eux pour nous indiquer un lieu qui n’était pas le bon mais un magasin, une boutique de voyage, un point information qui n’en est pas un etc. Ce n’est pas méchant mais épuisant. Il était assez amusant de les voir venir parasiter la personne à qui nous demandions un renseignement pour l’inciter à ne pas nous le donner. Il est important de noter que les indiens n’ont pas de notion géographique, n’essayer pas de leurs montrer une carte pour vous indiquer la route, ils ne s’auront pas la lire.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous avons finalement trouvé l’arrêt après plusieurs détours. Nous prendrons le bus à 21h le soir. En attendant, il est 16h et nous nous dirigeons vers la pelouse de la Connaugh place pour patienter et nous reposer. Après avoir été sollicité pour acheter différentes babioles, nous faisons la rencontre de trois jeunes indiens. Ils n’ont pas le « look » des rabatteurs, ils sont bien habillés et semblent curieux de rencontrer deux étrangers. Ils nous avaient approchés avec une paire de lunettes à vendre, seulement nous ne les avons pas du tout pris au sérieux. Après quoi, ils nous ont demandé s’ils pouvaient s’assoir à côté de nous. Pourquoi pas, voyons ce qu’il se passera. Nous avons fait connaissance et sympathisé rapidement. Ils étaient curieux de la France (pour trouver une copine) et du voyage en général. Ils nous ont aussi parlé de la culture indienne et de musique. Après un moment, l’un d’entre eux nous montre des photos de son quotidien. J’en profite pour leur tendre les quelques photos de l’Australie fraichement développées. En voyant le regard de notre compère, je lui propose d’en prendre quelques-unes. Il est reparti avec une quinzaine de photos, qu’il voulait me payer ! J’étais très heureux de les lui donner. Auparavant, j’avais décidé de développer quelques photos que j’allais utiliser comme cartes postales. Arrivé à la boutique, le monsieur m’indique que plus on en développe et plus le prix baisse, évidemment. Je lui ai donc demandé d’imprimer deux exemplaires par photos. Ce choix s’est avéré judicieux car il m’a permis de donner quelques unes à ce jeune homme. Par la suite, ils nous ont proposé de manger avec eux. Pour cela, ils ont été chercher quatre pizzas que nous avons dégusté sur la pelouse. S’en est suivi une séance de prise de photos de groupe. Ce fut donc un moment très agréable qui nous permis de passer le temps avant de prendre le bus.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le trajet

En dehors du premier bus que nous avons pris, le trajet s’est très bien passé. Souvenez-vous, ce premier bus pour touriste, plus cher et plus facile à trouver, il s’est avéré être le pire bus du voyage ! En plus des nombreux arrêts évitables tels que le plein d’essence a à peine 1h du départ, le chargement de marchandises etc. nous nous trouvions dans un véhicule dont les suspensions étaient plus que mortes. Pas de chance, la route est parfois très accidentée et nos places étaient justes au-dessus des axes arrière du bus. Autant dire que nous avons été secoués toute la nuit, difficile de dormir dans ces conditions. J’ai passé une partie du trajet à pester et à me dire que c’est vraiment stupide de conduire avec des suspensions mortes, il y a plus de chance que cela abiment encore plus l’état du bus que l’inverse. Et bien figurez-vous que ce qui devait arriver arriva : à défaut d’entretien, plus de casse.  Le pare-brise du bus s’est… brisé au petit matin. Cela nous a bien fait rire jaune. Nous avons regretté d’avoir payé si cher pour une compagnie en carton. Nous avons aussitôt changé de véhicule et pris un bus local. Conclusion : privilégions les bus locaux dont le confort est supérieur et le prix plus bas. Après Nanital, il nous faudra encore trois bus locaux pour arriver à bon port. Il s’est avéré bien moins difficile de nous renseigner dans les petites villes du nord de l’Inde, rien à voir avec la capitale. IMG_4371 Le trajet de Nanital à destination a été très beau. Plus le temps passait et plus il semblait s’arrêter. Nous nous faufilions sur les petites routes sinueuses des versants des pré-monts de l’Himalaya. Il nous faudra quelques 150 km de paysages à couper le souffle pour arriver à Binsar Valley River Camp. Les pré-monts de l’Himalaya sont abruptes, très abruptes, riche en végétation  d’une couleur verte-bleuté. De nombreux villages ont élu dans cet environnement riche.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Binsar Valley River Camp

Assis dans le dernier bus à contempler le paysage, je me suis soudain redressé en regardant le fond de la vallée. J’ai reconnu la ferme à partir d’une photo de la page facebook du lieu. Au même moment, mon voisin de bus s’est aussi réveillé pour demander au chauffeur de s’arrêter. Je lui avais auparavant dis que nous allions chez Raju et il m’avait répondu qu’il s’avait où c’était. IMG_4333Nous descendons aussitôt du bus pour aller à la rencontre de notre hôte. Le site se trouve de l’autre côté de la rivière qu’il nous faudra traverser. Elle n’est pas profonde et nous avons éprouvé une grande joie lorsque nos pieds sont rentrés en contact avec l’eau fraiche de la rivière. Raju possède un petit coin de paradis coincé dans une des nombreuses vallées des pré-monts de la chaine Himalayenne. Notre journée est bercée par le son des oiseaux et de la rivière, avec parfois en prime le klaxon des véhicules de la route juste au-dessus. Mais pourquoi klaxonnent-ils à tout va même en montagne où la circulation est faible ? Comme je vous le disais, les routes sont étroites, sinueuses et parfois même accidentées. Pour ceux qui ont le vertige, s’abstenir. Les conducteurs ont donc pris l’habitude de klaxonner avant chaque virage sans visibilité, et il y en a. C’est un moyen efficace de dire : attention j’arrive ! Les klaxons ont des sons assez amusants d’ailleurs. Revenons à Binsar Valley River Camp. Le site possède une maison en construction, qui sera utilisée pour l’accueil de WWOOFERS et de touristes. A la droite de la bâtisse, il y a trois cabanes de bambous qui servent de salle de bain et  des toilettes (turc où il faut se laver à l’eau, pas de papier). A sa gauche, nous avons une salle à manger en bambous toujours et une cuisine à côté. Plus loin, Raju a construit une petite maison, celle-ci est finie, pour accueillir WWOOFERS et touristes. Il y a aussi un kiosque au bord de la rivière. Il est utilisé comme espace de détente, yoga, méditation. Finalement, le confort est modeste mais amplement suffisant.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je vous en dirais plus bientôt. D’ici là, bisous les ami(e)s

Retour MENU

Galerie Photographique

Publicités

About terredinitiatives

Terre d’initiatives est une association fondée par des ingénieurs en agriculture. Elle a pour objet d’apporter un soutien technique et financier à des projets de voyage sur des thèmes de l’agriculture. Ces projets doivent donc être centrés sur la rencontre d’hommes et de femmes proposant de schémas de production et/ou de développement agricole innovants, originaux et plus globalement durables (sains, viables et équitables). Ces projets doivent être à l’initiative de jeunes diplômés ou de jeunes actifs issus d’écoles d’ingénieures en agriculture. Il est préférable qu’ils soient portés sur un voyage à l’Internationale et qu’il y ait des retombés locales (communication auprès de partenaires agricole français). Les membres du bureau sont : Joachim Duté (président) Lise Luczak (vice-présidente) Alexandre Vaillant (vice-président) Antoine Pineau (chargé de communication) Anaëlle Duté (trésorière)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :