Dernière étape en Australie

Ça y est, mon périple en Australie touche à sa fin. Je vais prendre l’avion pour l’Inde dans moins d’une semaine les ami(e)s. C’est passé vraiment très vite. Je serais bien rester plus longtemps car il y a tant de choses à découvrir, tant de personnes à rencontrer. Et puis il y a la Nouvelle Zélande dont beaucoup m’ont venté les paysages époustouflants et une population incroyable (encore plus cool que les Australiens). Pas le choix, il faudra que je reviennes un jour !

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Revenons à nos petits moutons. Je suis arrivé à ma dernière étape : The RealFood Network à Kuranda (nord de Cairns). Sjoerd (notre hôte) gère de nombreux magasins de producteurs et s’activent sur bien d’autres occupations. Je vais prendre beaucoup de plaisir à découvrir tout cela. Mais avant tout, je vais vous raconter mon voyage entre ma précédente étape (Kin Kin près de Brisbane) et The RealFood Network (Kuranda, proche de Cairns), pas loin de 2000 km à avaler.

Je suis parti de Kin Kin samedi 14 septembre à 10h du matin et je suis arrivé à Kuranda mercredi 18 septembre vers 11h , soit cinq jours de trajet. Mais pourquoi autant de temps ? Que s’est-il passé pendant ces cinq jours ?!

Souhaitant arborer un costume de baroudeur, j’ai décidé de faire le trajet en auto-stop. En plus d’être le moyen de voyager le moins onéreux, il permet de laisser place à l’imprévu.  Cela permet de faire des rencontres que l’on n’aurait jamais faites.

J’ai pris cette décision après mon premier mois en Australie. J’avais pris l’habitude de loger en auberge de jeunesse et de voyager en bus pour me déplacer entre les fermes. En plus d’avoir un coût qui grimpe rapidement, ce mode de voyage ne permet pas de profiter des gens et des paysages. Je me suis donc dit : faisons de l’auto-stop (et par extension du camping sauvage) et on verra bien où cela me mènera.

Après ma première expérience entre Nimbin et Crystal Waters (si vous vous souvenez), je suis parti confiant. Seulement, la distance n’est pas la même et j’ai passé bien plus de temps à attendre avant d’avoir des conducteurs, cela fait parti des aléas de ce mode de déplacement.

Cinq jours de trajet

Me voici parti de Kin Kin, sur le bord de la High Way qui joint le sud et le nord de la côte est de l’Australie. Cette route est généralement une simple voie limitée à 100 km/h. Ce détail rend l’auto-stop parfois difficile. En effet, il faut trouver un endroit où les voitures roulent moins vite (limitation à 80 ou 60 km/h), où elles peuvent s’arrêter (bas-côté large et long) avec de la visibilité (les conducteurs peuvent anticiper pour s’arrêter). En plus de gagner en efficacité, ces éléments réduisent aussi la dangerosité de la manœuvre !

La première journée a été improductive. J’ai avancé d’une centaine de kilomètres en 6 heures ! Beaucoup d’attente, peu de conducteurs, que de courts trajets… Il est maintenant autour de 16-17h et j’ai encore une heure avant que le soleil se couche pour avoir un dernier conducteur. C’est alors que la chance me sourit enfin.

Un Néo-Zélandais, Richard, s’arrête me prendre. Il est en van et compte aller à Arlie Beach, une petite ville pile-poil à mi-parcours. Nous allons donc faire plusieurs centaines de kilomètres ensemble, ce qui nous prendra deux jours. Pour la première nuit, nous nous sommes arrêtés au bord d’un lac avec un parking, des toilettes et des douches. Après avoir planté la tente et commencer le dîner, la personne qui s’occupe du site est venue nous voir pour nous dire que c’était 6 dollars la nuit. C’est loin d’être onéreux et nous avons tout le confort nécessaire. Richard a plus de 35 ans et voyage depuis deux ans maintenant. Il a déjà fait le Canada, une partie de l’Asie du sud et compte maintenant rester un moment en Australie. Nous avons passé beaucoup de temps à discuter de grandes questions existentielles, de voyage, de rencontres etc. J’ai passé vraiment du bon temps avec lui.

Le lendemain, nous reprenons la route. J’ai ainsi découvert du paysage et filmer une partie du trajet. L’auto-stop m’apporte enfin toute la liberté et la richesse de la vraie aventure.

Cliquer sur le lien suivant pour voir une vidéo du trajet (désolé pour le son).

https://www.dropbox.com/s/aj4pccdpc0asqi9/Voyage%20en%20Van.wmv 

Le soir, nous nous posons au pied du mont Etna qui comporte de nombreuses grottes. Nous passons la même soirée que la veille, à écouter de la bonne musique et à profiter de la rencontre. Le lendemain, nous passons du temps à visiter les lieux. Nous en profitons pour aller découvrir une grotte :

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Nous reprenons la route en milieu de matinée. Richard compte arriver le soir à Airlie Beach et il nous reste de la route. Le soir, il me dépose près de la High Way. C’est la tombée de la nuit et je suis à la sortie d’une ville. J’ai donc commencé par chercher un endroit pour planter ma tente. Ce fut facile de trouver un bon emplacement car il y a des champs de canne à sucre absolument partout entre Brisbane et Cairns. Après avoir marché une centaine de mètres entre deux champs, j’ai posé ma tente.

Le lendemain, je me retrouve à 7h du matin à faire de l’auto-stop. Je suis dans une ville qui est au carrefour entre Airlie Beach (très touristique) et la High Way, la circulation est dense. Pas de chance, il y a des travaux dans la ville. La circulation alternée provoque des bouchons importants. Nos ami(e)s conducteurs n’étaient donc pas dans les meilleures dispositions pour s’arrêter prendre un auto-stoppeur après 1 heure d’attente. Cette fois-ci, j’attendis 3 heures à l’ombre d’un panneau de signalisation ! Une chance, mon nouveau conducteur va m’emmener jusqu’à Townville, ville la plus peuplée au nord de Brisbane, me faisant gagner plusieurs centaines de kilomètres ! Nous arrivons à 14h et il me dépose côté sud de la ville.  Il me reste encore dans les 300 kilomètres pour arriver à Cairns.

Après deux autres conducteurs et une dizaine minutes d’attente sur le bas-côté, un routier s’arrête. Je saute sur l’occasion et il accepte de me prendre ! Youhou ! En fait, je n’avais jamais trouvé le moment et l’endroit idéal pour faire du camion-stop. Pourtant, ce moyen de transport est l’idéal car les routiers font de grandes distances. Quelle chance de monter dans un engin pareil !

Cliquer sur le lien suivant pour consulter une vidéo du trajet :

https://www.dropbox.com/s/zyhcrpgbrlmdbn3/Voyage%20en%20Camion.wmv

Il est 17h, j’ai une heure pour un dernier conducteur, sans quoi je devrais poser ma tente. C’est alors que deux français, en van, s’arrêtent. Ils font la route vers Cairns. Je vais donc arriver le soir même ! S’ils n’avaient pas été là, j’aurai probablement perdu une journée supplémentaire pour faire ce trajet.

Ce sont deux vendéens avec un visa de travail d’un an en Australie. Ils vont visiter la corne de l’Australie (nord de Cairns) et retrouver des amis. Une fois arrivé, je rencontre le groupe de randonneurs. Nous décidons de passer la soirée sur une plage au nord de Cairns, proche de l’aéroport. Cet endroit est parfait pour se poser autour d’un feu et pour le camping sauvage. C’est ma première nuit sur la plage ! Trop cool !

Le lendemain, je commence ma journée par visiter les lieux:  l’estuaire avec sa mangrove (arbres poussant dans l’eau saumâtre, légèrement salée) puis la plage. J’en profite par me baigner. L’eau de mer était aussi chaude que l’air ambiant ! Aucun mal pour rentrer dedans, elle était entre 25 et 30 °C.

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Ensuite, ils me déposent sur la route qui mène à Kuranda, ma destination. 10 minutes plus tard, un automobiliste, accompagné de son chien (sur les genoux) et d’un ami s’arrêtent. Arrivé au pied de Kuranda, nos deux compères m’indiquent un chemin à emprunter pour rejoindre la ville à quelques centaines de mètres au-dessus.

Arrivée à Kuranda !

Me revoilà chargé comme un cheval pour les derniers kilomètres. Dans la montée, je rencontre un groupe d’aborigènes. J’ai passé quelques minutes avec mon interlocuteur, qui voulait en savoir un peu plus sur moi et mes intentions, puis a ajouté que je devrais respecter ce territoire (l’Australie) et la nature et ses êtres vivants. Il a été très content d’apprendre ce que j’allais faire à Kuranda et nous nous sommes souhaité une bonne journée. J’étais heureux de rencontrer un représentant d’une culture persécutée.  Je pense aller les revoir pour passer un peu de temps avec eux !

Arrivé en ville, je demande ma route. Pas de chance, la maison est de l’autre côté et porte le numéro 30. La rue commence par les chiffres élevés ou par le 1 ? Réponse : le 1 ! Bon, il va falloir marcher jusqu’au numéro 30 sachant qu’il y a une maison tous les 20-30 mètres et la route est vallonnée. A 11 heures, je clôture un voyage qui aura duré 5 jours. Repos bien mérité et pressé de découvrir ma dernière étape.

Les paysages

Durant mon parcours, j’ai rencontré une succession de paysages différents. Ce fut par moment monotone. Les plaines de la côte Est, coincé entre la côte et la chaîne montagneuse, sont utilisés pour la production de canne à sucre où il est possible d’irriguer. Ces exploitations agricoles possèdent aussi d’importants troupeaux de bovins qui pâturent des zones de savanes. L’industrie de la canne à sucre demande d’importantes infrastructures et participe au développement économique la région. Ainsi, vous trouverez de nombreuses usines d’extraction du sucre de canne entourées d’un important réseau ferroviaire pour les approvisionner. Les trains font la navette entre les champs de récolte et l’usine.

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Petit mot sur ma dernière étape

Me voici donc arrivé depuis quelques jours à Kuranda, une ville « hippie », décontractée et touristique au nord de Cairns. Prochain article sur ce sujet !

A plus les copains

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Galerie Photographique

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About terredinitiatives

Terre d’initiatives est une association fondée par des ingénieurs en agriculture. Elle a pour objet d’apporter un soutien technique et financier à des projets de voyage sur des thèmes de l’agriculture. Ces projets doivent donc être centrés sur la rencontre d’hommes et de femmes proposant de schémas de production et/ou de développement agricole innovants, originaux et plus globalement durables (sains, viables et équitables). Ces projets doivent être à l’initiative de jeunes diplômés ou de jeunes actifs issus d’écoles d’ingénieures en agriculture. Il est préférable qu’ils soient portés sur un voyage à l’Internationale et qu’il y ait des retombés locales (communication auprès de partenaires agricole français). Les membres du bureau sont : Joachim Duté (président) Lise Luczak (vice-présidente) Alexandre Vaillant (vice-président) Antoine Pineau (chargé de communication) Anaëlle Duté (trésorière)

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